Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer JavaScript. Voici les instructions pour activer JavaScript dans votre navigateur Web. Brigitte Bauer - Fragments d'intimité - Alexandrie

Fragments d'intimité - Alexandrie
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  • Vus de dos, c’est à travers ces couples que l’on aperçoit la ville : des couples, partout, assis sur des bancs au bord de mer, dans les jardins publics, sur les murets de la corniche. Des couples partout, toute la journée, encore plus en fin de journée, bien sûr. Des couples jeunes, mais pas toujours. Bulles d’intimité au milieu de l’agitation de la ville, ils sont là, penchés l’un vers l’autre, un peu ou à peine. Ils se regardent, ou regardent la mer, ou rien, tournant le dos au monde. Ilots dans la foule des rues. Paradoxe apparent : le choix de l’espace public pour trouver une intimité que l’intimité familiale ne permet pas. Attitudes privées dans un espace qui est public.
    Figures de dos, donc, et des femmes presque toujours voilées. Dans cette ville par tradition ouverte sur l’occident, le voile est sans doute signe d’islamisation des esprits, mais ses déclinaisons de formes et de couleurs, de plis et replis montrent par ailleurs qu’il n’échappe pas aux coquetteries de la mode. Choisir la figure de dos, forme récurrente en peinture de paysage - et en photographie contemporaine -, me permet d’inviter le spectateur à prendre sa place, à contempler l’espace urbain à partir de son point de vue. Contrepoint : devant ces grands immeubles, les bancs vides, en attente des couples, en attente de vie.
    Dans cette série en deux parties, j’ai tenté de développer une forme de représentation en accord avec une culture qui a un tout autre rapport à l’image que la mienne, européenne. Il y aurait beaucoup à dire, sans doute, sur le statut de la femme, sur la vie des jeunes en général et les rapports de famille en particulier, et finalement aussi sur une certaine solitude urbaine, peut-être. A moins qu’il ne s’agisse que dans la transposition dans mes images de cette solitude que j’ai souvent ressenti au milieu de l’agitation des rues alexandrines.

     

    Brigitte Bauer


    Fragments d'intimité - Alexandrie
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    sans titre 01 (1008-05), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 02 (1005-02), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 03 (1032-12), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 04 (1017-06), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 05 (1015-08), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 06 (1031-12), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 07 (1008-08), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 08 (1018-12), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 09 (1002-02), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 10 (1016-09), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 11 (1034-02), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 12 (1017-09), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 13 (1016-06), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 14 (1029-08), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 16 (1005-03, 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 17 (1024-11), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 18 (1010-10), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 19 (1019-02), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 20 (1004-04, 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 23 (1033-12, 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 24 (1033-09), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 25 (1004-11), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 27 (1006-12), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 28 (1004-08), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    sans titre 30 (1019-03), 2005-07

    C-print sur dibond, cadre bois blanc, 83 x 83 cm

    Edition de 2 + 1 exemplaire d'artiste



    Vue de l'exposition aux Photaumnales - Galerie de Nationale de la Tapisserie, Beauvais 2012


    Fragments d'intimité - Alexandrie
    2005 - 2007

    Vus de dos, c’est à travers ces couples que l’on aperçoit la ville : des couples, partout, assis sur des bancs au bord de mer, dans les jardins publics, sur les murets de la corniche. Des couples partout, toute la journée, encore plus en fin de journée, bien sûr. Des couples jeunes, mais pas toujours. Bulles d’intimité au milieu de l’agitation de la ville, ils sont là, penchés l’un vers l’autre, un peu ou à peine. Ils se regardent, ou regardent la mer, ou rien, tournant le dos au monde. Ilots dans la foule des rues. Paradoxe apparent : le choix de l’espace public pour trouver une intimité que l’intimité familiale ne permet pas. Attitudes privées dans un espace qui est public.
    Figures de dos, donc, et des femmes presque toujours voilées. Dans cette ville par tradition ouverte sur l’occident, le voile est sans doute signe d’islamisation des esprits, mais ses déclinaisons de formes et de couleurs, de plis et replis montrent par ailleurs qu’il n’échappe pas aux coquetteries de la mode. Choisir la figure de dos, forme récurrente en peinture de paysage - et en photographie contemporaine -, me permet d’inviter le spectateur à prendre sa place, à contempler l’espace urbain à partir de son point de vue. Contrepoint : devant ces grands immeubles, les bancs vides, en attente des couples, en attente de vie.
    Dans cette série en deux parties, j’ai tenté de développer une forme de représentation en accord avec une culture qui a un tout autre rapport à l’image que la mienne, européenne. Il y aurait beaucoup à dire, sans doute, sur le statut de la femme, sur la vie des jeunes en général et les rapports de famille en particulier, et finalement aussi sur une certaine solitude urbaine, peut-être. A moins qu’il ne s’agisse que dans la transposition dans mes images de cette solitude que j’ai souvent ressenti au milieu de l’agitation des rues alexandrines.

     

    Brigitte Bauer