Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer JavaScript. Voici les instructions pour activer JavaScript dans votre navigateur Web. Brigitte Bauer - Aller aux jardins

Aller aux jardins
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  • Il est possible de reconnaître dans les photographies de Brigitte Bauer le partage entre une préoccupation forte pour l’architecture et un intérêt pour le paysage, ou plus exactement pour les lieux et ce qu’ils portent de traces et d’histoire. Il y a d’un côté quelque chose qui tient du dessin, à la construction, à la composition de l’espace et qui appelle une certaine abstraction, si ce n’est une intemporalité, et de l’autre quelque chose qui tient à ce qui fait la particularité d’un endroit, la singularité d’un instant, la marque sensible d’un moment vécu au présent.
    Les photographies viennent alors travailler la paradoxale complémentarité de cette relation, sans en résoudre la part de conflit, sans en effacer l’élément de contradiction. Ce qui tient et s’impose comme une totalité harmonieuse est aussitôt inquiété par la présence d’une force de dissociation, une discrète tendance dispersive et dissonante. C’est bien sûr la part du hasard ou de l’accident mais aussi celle de l’intervention rusée du photographe, sa façon d’introduire dans le champ une infime perturbation, un élément de jeu à la limite de la mise en scène.
    Par là, cet écart intérieur à l’image est la source d’une stratégie d’écriture, le départ d’une potentialité imaginaire. Le jardin de Bauer est un jardin méandre qui nous fait passer d’un lieu à l’autre dans une continuité en quelque sorte virtuelle, toujours en acte dans le mouvement du déplacement mais mue par sa propre logique et sa propre énergie, une logique et une énergie visuelles, ou plus exactement photographiques. On est guidé dans une déambulation qui nous fait traverser des lieux toujours précisément situés dans leur relation aux bâtiments, à la mer, au paysage, mais jamais fermés sur la limite d’une localisation géographique.
    De ce point de vue, nous sommes à mille lieues d’un catalogue raisonné. Ce qui se joue relève de l’articulation des images, du montage, au sens quasi cinématographique du terme

    Jean Cristofol

     

    Exposition réalisée dans le cadre du programme "Images contemporaines / patrimoine" coproduit par le conseil général des Bouches-du-Rhône et le Factotum avec le soutien du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, de la ville d'Arles, du musée départemental de l'Arles antique et coordonnée par Justine Flandin. Tirages et encadrements réalisés par Voies Off, Arles.


    Aller aux jardins
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    01 3465-66

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 50 x 58 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    03 1242-06

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 87 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    04 1265-06

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 50 x 50 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    07 1278-09

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 50 x 58 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    08 1276-03

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 63 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    13 2723-24

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 87 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    19 3297-98

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 100 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    14 1271-07

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 55 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    43 1276-10

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 63 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    26 1267-02

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 75 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    69 1246-02

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 55 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    29 1290-12

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 50 x 50 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    32 4243-44

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 75 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    36 2581-82-83

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 105 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    68 3914-15

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 63 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    24 3353-54

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 50 x 66 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    51 4334-35

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 63 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    56 2821-22

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 87 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    57 3240-41

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 87 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    60 4286-89

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 115 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    63 1267-05

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 97 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    52 4447-48-49

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 71 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    64 1252-10

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 55 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    48 4643-44

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 87 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    37 1287-01

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 55 x 55 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    66 4032-33

    Inkjetprint sur aludibond, cadre bois blanc, 75 x 87 cm
    Édition 2 + 1 exemplaire d'artiste



    Vue de l'exposition au Musée de l'Arles Antique 2012


    Vue de l'exposition au Musée de l'Arles Antique 2012


    Vue de l'exposition au Musée de l'Arles Antique 2012


    Vue de l'exposition au musée-museum départemental de Gap, 2013


    Aller aux jardins
    2010 - 2011

    Il est possible de reconnaître dans les photographies de Brigitte Bauer le partage entre une préoccupation forte pour l’architecture et un intérêt pour le paysage, ou plus exactement pour les lieux et ce qu’ils portent de traces et d’histoire. Il y a d’un côté quelque chose qui tient du dessin, à la construction, à la composition de l’espace et qui appelle une certaine abstraction, si ce n’est une intemporalité, et de l’autre quelque chose qui tient à ce qui fait la particularité d’un endroit, la singularité d’un instant, la marque sensible d’un moment vécu au présent.
    Les photographies viennent alors travailler la paradoxale complémentarité de cette relation, sans en résoudre la part de conflit, sans en effacer l’élément de contradiction. Ce qui tient et s’impose comme une totalité harmonieuse est aussitôt inquiété par la présence d’une force de dissociation, une discrète tendance dispersive et dissonante. C’est bien sûr la part du hasard ou de l’accident mais aussi celle de l’intervention rusée du photographe, sa façon d’introduire dans le champ une infime perturbation, un élément de jeu à la limite de la mise en scène.
    Par là, cet écart intérieur à l’image est la source d’une stratégie d’écriture, le départ d’une potentialité imaginaire. Le jardin de Bauer est un jardin méandre qui nous fait passer d’un lieu à l’autre dans une continuité en quelque sorte virtuelle, toujours en acte dans le mouvement du déplacement mais mue par sa propre logique et sa propre énergie, une logique et une énergie visuelles, ou plus exactement photographiques. On est guidé dans une déambulation qui nous fait traverser des lieux toujours précisément situés dans leur relation aux bâtiments, à la mer, au paysage, mais jamais fermés sur la limite d’une localisation géographique.
    De ce point de vue, nous sommes à mille lieues d’un catalogue raisonné. Ce qui se joue relève de l’articulation des images, du montage, au sens quasi cinématographique du terme

    Jean Cristofol

     

    Exposition réalisée dans le cadre du programme "Images contemporaines / patrimoine" coproduit par le conseil général des Bouches-du-Rhône et le Factotum avec le soutien du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, de la ville d'Arles, du musée départemental de l'Arles antique et coordonnée par Justine Flandin. Tirages et encadrements réalisés par Voies Off, Arles.